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On va retrouver ici les outils ou les liens intéressants à exploiter

François POIRIER : cordonnier, voleur et gendre de Pierre HENRY

Nous avons rencontré François POIRIER (sosa 30) à maintes reprises lors des derniers articles consacrés à la descendance de Pierre HENRY. Notamment parce qu’il est l’époux d’Armantine HENRY (sosa 31) mais aussi pour avoir été interrogé en octobre 1897 lors d’une des nombreuses arrestations de son-beau-frère Lucien Pierre HENRY.

François POIRIER nait le 15 juillet 1853 à Tours, au 3 rue du Petit Gars.
Il est le 7ème enfant, sur une fratrie de 10, de Jean-François POIRIER et COLIN Rosalie Justine. Quatre enfants décéderont en bas-âge.

AD37 – cote 6NUM8/261/195 (pg 131/253) : naissance de François POIRIER

La rue du Petit Gars était située dans la quartier de La Riche, non loin des quais de la Loire.
Elle était entourée au nord par la rue de Ballan, au sud par la rue de Chanteloup, à l’ouest par la rue de la Hallebarde et à l’est par la rue des Huit-Pies (disparue également).
Pour se situer un peu, le n°1 (haut de la rue) portait le n°524 sur le plan cadastral, le n°15 (bas de la rue) le n°517, et le n°3 où est né François le numéro 523.
Vers 1860, entre 50 et 60 habitants occupent la rue.

AD37 – cote 6NUM10/261/013 – Section E1 de la Ville Perdue (1836)

La rue du Petit Gars n’existe plus. Le quartier a été acquis par la Société Mixte d’Aménagement de la Ville de Tours en 1966 pour subir les modifications qu’on lui connait aujourd’hui.

Source Michelin (2022)

Entre 1858 et 1859, la famille s’installe au n°5 de la même rue avec un accès par une cour intérieure. Jean-François et Rosalie, les parents, vivront à cette adresse pour le reste de leurs jours.

François a 13 ans lorsque sa mère Rosalie Justine décède le 07 août 1866.

En 1872, lors du recensement, François occupe un emploi de chaussonnier.

En 1873, il est exempté de service militaire pour cause  » d’arrêt du développement ». Il mesure 1m50.

AD37 – cote 1R390 – listes cantonales de tirage au sort de Tours

Au recensement de 1876, François à 23 ans. Il est cordonnier et vit toujours chez son père ainsi que ses sœurs encore célibataires :
– Rose (°31/10/1842), couturière. Elle décédera le 24/01/1880 à Tours sans postérité.
– Désirée (°10/07/1844), couturière. A eu une fille en juillet 1874 qui n’a vécue qu’un mois. Elle se mariera à Tours le 27/03/1882 à Joseph THIERRY. Veuve le 23/11/1882, elle épousera Etienne BUISSON le 30/07/1888. Elle décèdera le 08/12/1918 sans postérité.
– et Marie (°16/12/1856), relieuse. Elle épousera Louis Alphonse PAGéE (frère de René Pierre et aussi cordonnier de son état) le 04/11/1878 à Tours. Après avoir perdu 4 enfants en bas âge entre 1879 et 1884, ils partent s’installer après août 1885 à Paris avec leur dernière née Georgette, boulevard de la Villette. En août 1886 nait Jeanne qui assurera seule une postérité au couple puisque Georgette décède en février 1887. Marie POIRIER meurt à Paris le 21/09/1888 et Louis Alphonse la suit le 28/06/1890 à Tours.
A cette même époque,
– sa sœur Joséphine (°16/02/1846) vit au n°1 de la rue du Petit Gars avec son époux Marcellin ROBIN, cordonnier, qui a reconnu Victor Armand (°1866 de père inconnu) lors de leur mariage le 18/01/1873. Victor décèdera en août 1873 alors que le couple vient d’accueillir en juin un petit Aimé qui ne vivra que 2 ans les laissant sans postérité. Joséphine décèdera le 22/04/1912 suivie par Marcellin le 27/08/1915.
– son autre sœur Julie (°14/08/1851) vit au 7 rue des Huit-Pies avec son époux René Pierre PAGéE (mariés le 24/10/1871), cordonnier, et leur fille Julie Marie née en 1873. Le couple vivra un temps à Paris, boulevard de la Villette dans les années 1886 car on y trouve Pierre PAGéE témoin de la naissance de Jeanne sa nièce.

Un premier dérapage ?

Je perds la trace de François jusqu’au 15 octobre 1882 où il prévenu pour tentative d’assassinat. Il reste 2 jours aux écrous passagers sous le n°614 puis est transféré à la Maison d’Arrêt de Tours sous le numéro 310.
Le 28 octobre 1882, il est mis en liberté sur ordre du juge d’instruction.

AD37 – cote 2Y275 – pg 106/204, écrou de François POIRIER

Je n’ai pas mis la main aux AD37 sur un quelconque dossier me permettant d’en savoir plus sur cette histoire d’assassinat.

François est libre en cette fin d’année 1882 mais on comprend malheureusement bien vite qu’il n’a pas de bonnes relations et que sa vie a ou est en train de basculer « du côté obscur de la force ».

La belle équipe : Poirier, Gimonet et Marion

Le lundi 22 octobre 1883 en début d’après midi, François POIRIER (30 ans) rencontre à la pension alimentaire, rue de la Guerche à Tours, Ursin/Sylvain GIMONET (17/18 ans) et Henry MARION (19 ans).
GIMONET dit « le petit » mesure 1m54. Il est coiffé « à la chien », ses cheveux châtains retombant sur son front.
MARION quant à lui est dit « le grand », mesurant 1m70.
POIRIER et GIMONET se sont déjà rencontrés quelquefois lorsque ce dernier travaillait chez Baptiste VILLERET à La Tranchée. François propose à ses deux acolytes d’aller visiter une ferme, au bout de la rue de Paris, où prendre des effets appartenant à des scieurs de long travaillant sur l’île de Rochepinard en face de ladite ferme du sieur JACQUEMOT, marchand de bois à Tours et employant les scieurs. Ursin et Henry ont couché dans le grenier de cette maison 2 jours auparavant et connaissent les lieux.
Les trois compères repèrent les lieux mais les scieurs travaillant non loin, ils décident de reporter au soir leur méfait. Ils vont s’asseoir au bout du boulevard Heurteloup, près de la fontaine, jusque 6 heures et demi.
Ils retournent vers la ferme mais avant d’y entrer POIRIER et GIMONET vont s’assurer que les scieurs de long sont à l’auberge de M. GIRE (au 240 rue de Paris) en train de fêter leur première journée de travail. POIRIER fait alors la courte échelle à MARION qui pénètre par une croisée donnant sur le grenier juste au-dessus de la chambre des ouvriers. MARION visite la chambre, fracture un coffre et passe les objets du larcin à POIRIER et à GIMONET qui les dépose au fur et à mesure sur la banquette de l’écluse. MARION est sorti à un moment et voulant retourner dans la chambre GIMONET l’en empêche.
Ils s’éclipsent tous les trois emportant leur butin dans les saules au bord du Cher où ils effectuent le partage. Ils se séparent au bout de l’avenue GRAMMONT.
POIRIER s’en va seul et va coucher chez le sieur BRAULT, 21 rue du Renard.
GIMONET et MARION partent souper vers 9 heures du soir chez Madame THIERRY, 5 rue des bohèmes. En quittant le restaurant, ils annoncent qu’ils quittent Tours, GIMONET déclarant qu’il va à Vierzon. Ils vont se coucher dans la paille au-dessus de La Tranchée.

Boulevard Heurteloup à Tours (source http://www.actuacity.com)

Les scieurs, tous originaires de Montbazon, rentrent à leur logis entre 8h et 9h du soir, ils découvrent qu’ils viennent de se faire dépouiller durant leur absence.
La malle de Jean-Baptiste VRAY (26 ans) est fracturée, 4 pantalons, 4 gilets, un tricot, 6 ou 7 paires de chaussettes, une paire de mitaines, 2 chapeaux, 1 paire de souliers, un mètre de poche, son livret ainsi que celui de son frère, un carnet, une montre et un porte-monnaie contenant 13 à 14 francs.
Pierre GENESTIER (17 ans) s’est fait volé son livret, sa blouse et son chapeau qui étaient pendus à un clou de la chambre.
André GRANGER (16 ans) s’est vu « allégé » d’une paire de bottes, une casquette, sa blouse et son livret. Son père, Victor GRANGER, 2 paires de chaussettes et son livret.
Jean-Baptiste TEVENON (35 ans), a perdu dans l’affaire sa blouse, 1 paire de chaussettes et 1 paires de souliers.

Le mardi 23 octobre, GIMONET et MARION quittent Tours.
En parallèle, à 9h du matin, le sieur VRAY dépose une plainte pour vol d’effets à son encontre et celle de ses camarades. La machine judiciaire se met en marche. L’agent de sûreté TESSIER est chargé de suivre la piste des coupables.
Dans la matinée, François POIRIER quant à lui retourne sur les bords du Cher pour y chercher le reste des objets laissés dans un sac la veille. Le sieur CIMIER, cultivateur et demeurant 73 rue de Paris, est en train de chasser. Il observe le manège de POIRIER et trouvant son attitude bizarre d’autant qu’il a eu vent de l’affaire de vol survenu la veille. POIRIER met un sac sur son dos et se dirige vers la jetée. A ce moment, CIMIER n’étant pas sur la même rive interpelle un ouvrier pour arrêter POIRIER. POIRIER lâche le sac et prends ses jambes à son cou. Arrivé au pont de Grammont, POIRIER étant poursuivi par l’ouvrier, décide de traverser le Cher et se trouve au final nez à nez avec CIMIER qui lui promet de lui mettre du plomb dans les jambes s’il se sauve. Ils récupèrent.
Le nommé CIMIER amène POIRIER à l’auberge du sieur GIRE et vident le sac devant les scieurs de long qui reconnaissent une partie de leurs effets. L’agent TESSIER arrive sur ces entrefaites à l’auberge et découvre POIRIER ligoté à une chaise !
POIRIER est mené au commissariat où il est écroué en attendant son interrogatoire.

Le 24 octobre à 14h, POIRIER est interrogé et dit ne pas connaitre le nom de ses acolytes. Il raconte tous les faits et les reconnait, mentionnant qu’il a été été plus ou moins entraîné par les deux autres lascars.
Toutefois, il dit que pris de remords, il voulait rendre l’objet de sa part de larcin aux scieurs ce pourquoi il était revenu aux saules pour récupérer le sac.
Il semble aussi que POIRIER ait reçu quelques coups car lorsqu’il dépose son œil gauche est « poché ». J’imagine bien que M. CIMIER et les scieurs de long l’auront quelques peu malmené …

Le 24 octobre est émis un signalement concernant MARION et GIMONET qui ont été identifiés soit par François POIRIER soit par les soins de l’enquête auprès de Madame THIERRY, la restauratrice de la rue des Bohèmes.

Le jeudi 25 octobre, GIMONET et MARION se trouvent du côté de Vierzon (Cher) et apprennent qu’ils sont recherchés par la gendarmerie. Ils disparaissent très vite et prennent la route de Paris où ils arriveront 7 jours plus tard.

Le 27 octobre, le commissaire de police de Tours émet l’hypothèse que GIMONET se soit retiré chez son père à Noyers (Loir-et-Cher).

Le 29 octobre, le commissariat de police du quartier de l’est de Tours, apprend que Sylvain GIMONET a travaillé entre le 03 mai et le 26 juillet 1883 chez le sieur VILLERET, demeurant à La Tranchée, pour ramasser les boues de la ville. Il a été renvoyé car l’entreprise était peu satisfaite de son travail.
Henri MARION est inconnu du sieur VILLERET.

Le 02 novembre, la gendarmerie de St Aignan (Loir-et-Cher) se déplace à Noyers espérant y trouver GIMONET et MARION. Ils font chou blanc. La mère de GIMONET, Adèle BORBONNA, déclare ne pas avoir de nouvelles et pense qu’il est à Tours.

Le 04 novembre, une commission rogatoire est émise pour saisir au bureau des postes et télégraphes de Saint Aignan tous télégrammes ou correspondances entre les nommés MARION et GIMONET et les parents de ce dernier demeurant à Noyers. Cette commission sera levée le 22 décembre 1883.

Le 06 Novembre, un télégramme du procureur de Paris à la Gendarmerie de Saint Aignan indique que GIMONET a été arrêté pour vagabondage et demande si ses parents qui habitent Noyers, à la Cochonnière, le réclame. La gendarmerie répond au procureur de Paris que ledit GIMONET est sous le coup d’un mandat d’amener décerné le 27 octobre par le juge d’Instruction de Tours.

Le 06 novembre, le commissariat de police du quartier de l’est de Tours, après avoir recueilli des renseignements, fait état de la moralité de François POIRIER. Il passe pour être paresseux et quand il est ivre, il est tapageur et méchant. Il a travaillé longtemps pour le compte de MM GIRAULT et LEROY, fabricants de chaussures à Tours, qui ont dû cesser de l’occuper parce qu’il a vendu ou laissé en paiement dans les cabarets de la marchandise qui lui avait été donnée à confectionner. Depuis l’été, François ramassait des chiffons dans les rues et ne fréquentait plus que de mauvaises sociétés.

Le 12 novembre, le commissaire de police, chef du 2ème bureau de 1ère division à la préfecture de Police de Paris, fait comparaitre Sylvain GIMONET qui a été poursuivi pour vagabondage en ladite ville. GIMONET indique être renvoyé de cette inculpation mais le commissaire l’informe du mandat d’amener émis par le procureur de Tours.

Le 14 novembre 1883, la préfecture de police de Paris informe le procureur de la République de Tours que Sylvain GIMONET sera transféré sous escorte en vertu du mandat d’amener du 27 octobre.

Le 16 novembre à 14h, GIMONET est entendu par le juge d’instruction. Il assure que c’est POIRIER qui a proposé le casse. Pour ce qui est de l’argent volé (14 francs), c’est MARION qui l’a récupéré en jetant le porte-monnaie dans le Cher. Cet argent a servi à leurs dépenses sur la route de Tours à Paris.

Le 24 novembre, le commissaire de police de la 1ère division à la préfecture de Paris, informe que le nommé Henri MARION est sorti du dépôt de la préfecture le 07 novembre sans indiquer l’endroit où il se retirait. MARION est introuvable depuis.

Le 15 décembre, les scieurs de long sont cités à comparaître pour déposer sur l’affaire devant le juge d’instruction VINET.

Le 22 décembre, les sieurs GIRE et CIMIER sont appelés à comparaitre comme témoins.

Le 23 décembre, Henri MARION, détenu à Paris, est amené à Tours par voie ferrée escorté par 2 agents.

Le 28 décembre, MARION est conduit par mandat de dépôt à la Maison d’Arrêt de Tours. Il est interrogé à 13h. Il conte par le menu détail la rencontre avec François POIRIER, le vol, son départ avec GIMONET vers Paris où il furent arrêtés pour filouterie d’aliments. Sa mère, habitant la capitale, a payé et il a été mis en liberté. GIMONET quant a lui a été retenu car il y avait un mandat contre eux deux.
Ndlr : bizarre dans ces circonstances que MARION ait été relâché alors qu’un mandat existait déjà et connu de GIMONET. Y avait-il déjà une notion de caution ?
Bref, MARION sort de prison grâce à cette « caution » et va vivre chez sa mère. Sauf que le 12 décembre, il est poursuivi et inculpé pour escroquerie à 4 mois de prison par le tribunal de Paris. Il indique même qu’au mois de septembre 1883, il a subi une peine de 15 jours de prison à Blois pour vagabondage n’ayant ni papiers ni ressources.

Et côté antécédents, casiers judiciaire qu’en est-il ?

Le casier judiciaire de François POIRIER est vierge. Son écrou en 1882 pour la tentative d’assassinat ne figure pas sur l’extrait ce qui nous permet de penser qu’effectivement il était innocent.

Ursin GIMONET a été condamné le 11 août 1882 à un mois d’emprisonnement à Blois pour vol.

François Henri MARION est loin d’être un perdreau de l’année et a été condamné 5 fois.
Les 4 premières condamnations ont lieu à Paris : le 20 février 1882 pour escroquerie (1 mois de prison), le 30 novembre 1882 pour filouterie (2 mois de prison), le 23 février 1883 et le 27 avril 1883 pour filouterie (2 mois de prison à chaque fois).
La dernière condamnation date du 31 août 1883 à Blois pour vagabondage (15 jours de prison).
Et c’est sans compter les 4 mois de prison qu’il aurait dû avoir le 12 décembre juste avant d’être conduit à Tours …

Cour d’appel, cour d’assises et un tour à la case Prison

Le 31 décembre 1883, le Juge d’Instruction et le Procureur de la République ordonnent que soient transmises toutes les pièces d’instruction au Procureur Général pour décider des suite à donner.

Dans son réquisitoire du 19 janvier 1884, le procureur général près la Cour d’Appel d’Orléans, indique mettre en état d’arrestation les 3 contrevenants et les renvoyer devant la cour d’assises d’Indre-et-Loire pour y être jugés conformément à la loi. La cour d’appel suit le réquisitoire en date du 22 janvier 1884.

A compter du 22 janvier, les 3 accusés sont transférés de la Maison d’Arrêt à la Maison de Justice en attendant leur procès.

Le 07 février 1884, le procureur général de la cour d’appel adresse toutes les pièces du dossiers au procureur de la république de Tours afin de mettre cette affaire en état d’être jugée aux prochaines assises.

La notification aux trois prisonniers de leur renvoi aux assises est faite par huissier le 25 février 1884.

Le 1er mars 1884, POIRIER, MARION et GIMONET sont interrogés par le président du tribunal de 1ere instance.
François POIRIER persiste dans ses déclarations faites au juge d’instruction et désire que la cour constate qu’il n’est resté que six semaines sans travailler et qu’aucun acte d’improbité ne lui a été reproché. Maitre ROUSSEL est commis d’office pour sa défense.
Henri MARION et Ursin GIMONET n’ajoutent rien de plus à leurs précédentes déclarations et seront représentés respectivement par maitres LAURENCEAU et LETENGEON.

Les assises ont lieu le lundi 17 mars 1884.
Jean-Baptiste VRAY, Pierre GENESTIER et Pierre CIMIER sont appelés comme témoins.
Les 12 jurés déclarent coupables les trois compères tout en indiquant quelques circonstances atténuantes dont nous n’avons pas la teneur.

La sentence est lourde pour POIRIER et MARION qui prennent 2 ans d’emprisonnement. GIMONET ne subira quant à lui « que » six mois de prison.

Mes hypothèses sur cette sentence sont les suivantes :
– U. GIMONET est le plus jeune de la bande, il a pu être entrainé et influencé
– F. POIRIER est l’instigateur du larcin
– H. MARION est le seul à avoir pénétré dans la chambre et donc commis une effraction; de plus, il traine au moins 5 condamnations.

François POIRIER sera transféré à la prison de FONTEVRAUD (ancienne abbaye royale où sont exposés les gisants d’Aliénor d’Aquitaine et Richard Cœur de Lion) où il ne sortira que le 17 mars 1886.

Laissons GIMONET et MARION purger leur peine de leur côté pour revenir à notre principal sujet et mon Sosa en l’occurrence.

Retour à la liberté

Au printemps 1886, François POIRIER sort de la prison de Fontevraud. Je ne l’ai pas retrouvé dans les recensements de 1886 qui se sont achevés à l’été. Peut-être a-t-il trouvé un emploi de journalier ou de cordonnier dans un quartier différent de celui de la Riche où vit encore son père et sa sœur Désirée POIRIER (veuve depuis fin 1882) au 5 rue du Petit Gars ?

En Août 1886, la jeune Armantine HENRY sort du Refuge où elle vient de passer 4 années. Elle a 20 ans. Les sœurs lui ont probablement dans leur grande bonté donné quelques sous en échange des (très) nombreux travaux de couture auxquelles elle aura été astreinte (ou contrainte); nous rediscuterons des conditions de vie du Refuge.
Bref, imaginons un instant Armantine, lâchée sans le sous dans ce quartier de La Riche. De là on peut imaginer pas mal de scénarios :
– est-elle récupérée par sa sœur Joséphine Julie, qui vit rue Colbert dans le quartier de l’hôtel de ville, le temps de trouver un emploi correct ?
– est-elle alpaguée par un de ces gars sans vergogne qui vont la mettre sur le trottoir comme cela est souvent arrivé aux jeunes filles libérées du Refuge et non accompagnées dans leur réinsertion ?
– trouve-t-elle une pension dans ce quartier et un petit emploi honnête lui permettant de vivre chichement ?
– du fait de ses antécédents malheureux et de son caractère trempé, fit-elle commerce de son corps pour son propre compte afin de s’en sortir ?
Je laisse libre cours à votre imagination chers lecteurs/lectrices …
Ce dont je suis certain c’est que ce retour à la vie normale après 4 ans de cloître n’a pas dû être bien facile !

Si l’on regarde le cadastre de 1836, on s’aperçoit que le Refuge, la rue du Petit Gars et la place Victoire restent des lieux suffisamment proches pour concevoir qu’Armantine et François se soient rencontrés dans ce quartier peut être à l’ombre des arbres de la Place de La Riche à la faveur des chaleurs estivales de 1887. Et si on y mettait un peu de romance entre cet ancien voleur et cette ancienne petite délurée au caractère bien trempé ?

Quoi qu’il en soit, François POIRIER, le petit cordonnier, rencontre Armantine Léontine HENRY, ouvrière couturière, entre Aout 1886 et novembre 1887 comme l’atteste ce petit encart de l’Union Libérale du 21 novembre 1887. Ils logent tous les deux 16 place Victoire à La Riche et il s’agit de se marier !

Source L’union Libérale du 21 et 22 novembre 1887 – page 4/4

La suite, on la connait déjà au travers des histoires précédemment comptées sur les enfants de Pierre HENRY et l’article concernant Armantine.
François et Armantine se marient le 12 décembre 1887. Jean-François POIRIER, père, est présent.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est mariage_henry-poirier_12-12-1887.jpg
Source AD37 – cote 6NUM8/261/301 – Tours – page 279/329

En juillet 1889, le couple est installé au 5 rue du Petit Gars. Peut être ont-ils récupérés l’appartement de Jean-François POIRIER décédé en Avril 1888 et laissé vacant par Désirée POIRIER qui a convolé en secondes justes noces le 30 juillet 1888.
Le 25 juillet 1889, leur premier enfant, Armand François POIRIER, nait à cette adresse.

En 1891, ils ne vivent plus dans la rue du Petit Gars et pas encore au 6 rue des prêtres où vient au monde ma sosa 15, Fernande Gabrielle POIRIER, le 25 juillet 1894; et où décédera le 16 août suivant Armand François.

Au recensement de 1896, clos en juillet, François est noté comme étant sans profession. En septembre, il est témoin au décès de son beau-frère Jean DOUSSOT (épx de Désirée Marie HENRY) et est dit chiffonnier. Le couple doit tirer la ficelle par les deux bouts.

Le 03 décembre 1896 nait le troisième et dernier enfant du couple, Emile Ludovic POIRIER († 1929 sans postérité). François a dû retrouver un emploi plus stable car il est noté cordonnier sur l’acte de naissance.

Mi-Octobre 1897, François qui est de nouveau chiffonnier, est interrogé par la police au sujet d’un vol commis par son beau-frère Lucien Henry.

Le 04 Décembre 1897, François POIRIER s’éteint au 6 rue des Prêtres à l’âge de 44 ans, après 10 ans de mariage, laissant sa jeune épouse de 31 ans avec deux enfants en bas-âge.

AD37 – cote 6NUM8/261/332 – pg 322/383

Un arbre et un peu de GénéaTech(nologie)

Enfin, histoire de terminer dignement cet article, on trouvera ci-dessous la descendance de Jean-François POIRIER et Rosalie Justine COLIN, les parents de François.
Tracé avec Draw.io , je l’ai sauvegardé au format .xml en local pour m’en resservir plus tard mais aussi en .jpg que je me suis empressé de compresser au format webp via le site squoosh afin d’être un peu écolo-responsable (merci le week-end GeneaTech de Janvier 2022).

Sur les 13 petits-enfants du couple POIRIER-COLIN, 9 n’auront pas de descendance car décédés en bas-âge, symbolisée par un X. Seuls Désirée, François et Marie en auront une symbolisée par la flèche verte ou par le point d’interrogation.

Cet article achève quelque part la série d’articles que j’ai consacré à Pierre HENRY. Armantine HENRY et François POIRIER, mes sosas 30 et 31 auront eu maille à partir avec la justice, Armantine de part son éducation et François de part ses relations.
On peut se demander qu’est-ce qui a bien pu mener François à fréquenter la mauvaise société mais cela restera à tout jamais un mystère.
Deux destins bien malheureux …

Ancestrologie #4 : Import/Export GEDCOM & la Boîte à Outils

Dans cet article, ou tuto comme vous voulez, je propose d’explorer :
– les fonctionnalités d’import et export de fichier GEDCOM

Définition de ce qu’est un fichier GEDCOM (Wikipédia)

GEDCOM (acronyme de genealogical data communication, « communication de données généalogiques ») est une spécification pour l’échange de données. Ce format est plus particulièrement utilisé en généalogie pour permettre l’échange de données entre plusieurs applications ou logiciels de généalogie ; toutefois rien n’empêche d’utiliser cette spécification pour gérer d’autres types de données reliant des individus entre eux.

Importer un fichier GEDCOM dans un nouveau dossier

Pour ce tuto, j’ai créé un nouveau dossier dans Ancestrologie : Test-Import.
Pour cela, j’ai cliqué sur « + Nouveau« , j’ai donné un nom à ce nouveau dossier généalogique et après avoir rempli les quelques champs de la boite de dialogue que j’ai préalablement validé, je retombe sur le module Dossiers (ci-dessous) et on clique sur « Sélectionner« .

On arrive donc sur un dossier vierge et au lieu de créer une fiche, on clique sur « Importer« .

La fenêtre propose assez classiquement d’indiquer où se trouve le fichier .GED à importer.

Un pop-up d’avertissement apparaît pour régler éventuellement les soucis de format de dates, cliquer sur « Fermer » (ou faire les modifications nécessaires).
On revient dans le module d’importation où sont rappelés les éléments de l’en-tête du fichier Gedcom.
J’ai pris pour ce faire le fichier GEDCOM que j’ai généré avec Ancestrologie (on verra comment faire) pour ma dernière mise à jour sur Geneanet et Filae. Il comporte mes 8600 individus environ, toutes les sources mais pas les notes que je prends à la volée pour m’aider dans mes recherches et aussi la version (5.5.1) du GEDCOM.
Cliquer sur « Suivant« .

Le codage d’origine de mon GEDCOM est UTF-8, je le garde coché. On peut regarder par curiosité ce que donnerait un codage différent. J’ai volontairement effacés les exemples pris pour voir le résultat car ils correspondent à mes proches qui plus est bien vivants !
Cliquer sur « Suivant« .

Le module demande de choisir les éléments que l’on souhaite importer. Pour ma part, lors de l’export, j’ai choisi de ne pas inclure les notes et les médias.
Pour plus de lisibilité, j’ai laissé coché la case « les médias (images…) » pour montrer que l’on peut indiquer où se trouvent les médias et quelles seront les options d’importation de ces derniers.
De même, on pourra aussi affecter le premier média lu comme photo d’identité. Sur ce coup, je suis pas certain que ce soit une bonne idée sauf si on a eu la rigueur d’ordonner ses médias pour chaque individu; là, j’avoue avoir été médiocre.
Par contre, il est peut être temps justement de revoir sa stratégie de nommage et d’organisation de ses médias. Faut y voir le côté face de la chose 🙂
Cliquer sur « Suivant« .

On vérifie le format des lieux, la virgule semble être le bon format et je choisis le code INSEE au code postal que je trouve plus précis.
Cliquer sur « Suivant« .

On ajuste à notre convenance le format des patronymes. Je laisse tel quel mais on pourrait aussi choisir de placer les particules après le nom de famille. J’ai au moins 99% de gens du terroir, la minorité ne m’en voudra pas …
Cliquer sur « Suivant« .

Enfin la dernière étape va consister à choisir le dossier dans lequel l’importation va se faire. Ici, j’ai créé un dossier vierge mais j’aurais pu aussi choisir d’écraser le dossier TEST-ANCESTRO.
Lors de la phase exportation de mon fichier Gedcom, il m’a été proposé d’inclur eles coordonnées géographiques que je n’ai pas fait de mémoire, donc ici je ne coche pas la case.
Je n’ignore pas les évènements individuels vides, j’importe « la totale ». Je calcule la consanguinité.
En cliquant sur « Importer« , le nombre de familles, d’individus et la progression de l’importation vont s’incrémenter.

Un petit pop-up prévient que selon la taille du fichier Gedcom et de la puissance de la machine, l’importation peut durer un certain temps.
Pour info, mon Gedcom pèse 6103 ko
Grosso modo, soyez patients.

Dans mon cas, le résultat de l’importation aura été rapide , moins d’une minute qu’il faut relativiser car je rappelle que je n’ai ni Notes ni Médias.

Maintenant, voyons le résultat, cliquer sur OK pour fermer le pop-up.
Une fenêtre Bloc-notes s’ouvre et affiche les éventuelles erreurs d’importation. Je m’en sors bien, je n’ai qu’une seule erreur liée à priori à une date.

Je suis allé voir le fameux Petrus Franciscus OCKET dans mon dossier Ancestrologie d’origine afin de comprendre cette erreur. Il s’agit en fait de la saisie de la date où j’ai écrit « le 09/07/1771″ au lieu du « 09/07/1771 ».
C’est pas bien grave tout cela, continuons, en fermant cette fenêtre Bloc-notes.

L’image ci-dessous n’est pas très lisible, veuillez me pardonner. Je suis allé voir la fiche de Marie ROINGEARD dont j’ai déjà parlé. A priori tout est là !
Bien sûr tous mes médias ont disparu mais les actes indiquent le fameux « T » pour acte trouvé et allant voir dans l’onglet « Infos » je retrouve toutes les sources que j’ai cité. C’est déjà une bonne nouvelle !
Là il faut me croire mais j’ai bien le même nombre d’individus et d’unions que sur ma base d’origine.
On notera deux choses :
– le réglage des sosas où l’on fait apparaitre en Vert tous les patronymes des branches descendantes et ascendantes a disparu mais cela reste du paramètrage simple à faire.
– en bas à droite de la fenêtre, Ancestrologie indique un taux d’optimisation de la base de données de 10%, il faudra penser à faire une optimisation de la base mais là aussi rien de très compliqué si on a suivi les tutos précédents.

Tout semble OK et on peut dire que l’importation du fichier créé s’est bien passée 🙂 Pour une première expérience, je dis : YES !

Exporter un fichier GEDCOM

Maintenant il s’agit de faire l’opération inverse, l’export. Le but peut être de migrer vers une autre application, de migrer sur un autre PC, comme de mettre à jour son arbre sur Geneanet, Filae ou tout autre application en ligne.
Pour cela, soit on passe par le menu supérieur, soit par les raccourcis du menu latéral gauche. C’est du pareil au même 😉

Deux choix :
– soit on exporte tout le dossier courant, c’est ce que je fais pour mettre à jour mes arbres sur Geneanet et Filae et c’est ce que je propose ici.
– soit on exporte seulement un branche à partir d’un individu avec les options proposées, ascendance, descendance, les deux et sur un nombre de générations données. Je l’ai fait pour un généalogiste intéressé par une partie de branche commune par exemple.

On choisit les éléments à exporter.
Personnellement je retire les notes, je laisse les individus confidentiels (nés il y a moins de 100 ans) car j’ai paramétré Généanet pour qu’il n’apparaissent pas.
Là, j’ai coché le code postal au lieu du code INSEE et j’opte pour l’export dans le GEDCOM des latitudes et longitudes.
Cliquer sur « Suivant« .

On choisit le format GEDCOM approprié, le 5.5.1 marche très bien, et le format de jeu de caractères selon l’endroit où l’on veut exporter son fichier Gedcom. UTF-8 pour Geneanet c’est bien.
Cliquer sur « Suivant« .

Indiquer ses coordonnées, ou pas, selon ce que l’on veut exposer à autrui …
Cliquer sur « Suivant« .

Choisir le type d’exportation que l’on souhaite :
Chemin complet = seule l’adresse du média original figurera dans le fichier gedcom (c’est que je fais tout le temps pour mes exports/sauvegardes vers Geneanet)
Pas de médias = les médias seront absents du fichier
Copie interne exportée = les médias interne à la base seront copiés dans un répertoire de même nom que le fichier
Original exporté = les fichiers médias originaux seront copiés dans un répertoire de même nom que le fichier
Cliquer sur le bouton « Définir le nom du fichier d’exportation … » permet de donner un nom de fichier au Gedcom exporté. Par exemple : toto_001.ged
Cliquer sur « Exporter« .

L’exportation débute et dure un certain temps (comme le boulet de canon pour ceux qui connaissent le sketch de Fernand Raynaud).
A l’issue, un pop-up indique la réussite et le temps mis pour réaliser la construction du fichier « .ged ». 45 secondes pour les 8673 individus.
Cliquer sur OK pour fermer le pop-up.

BOA : la Boîte à Outils

Je n’y connais strictement rien en requêtes SQL, je passe certainement à côté de possibilités de recherches et d’extraction qui me seraient utiles.
Par contre dans les « Plugins« , il existe un menu « BOA » qui ouvre une fenêtre permettant d’avoir accès à des requêtes déjà toutes faites (merci à Laurent Robbe).
Cliquer sur OK

On arrive sur une nouvelle fenêtre et il suffit de parcourir les différents menus pour effectuer les requêtes proposées.
J’avoue ne pas avoir eu encore recours à cette BOA car découverte qu’en rédigeant ce tuto !

Quelques idées en vrac :
Le menu « Listes » permet de faire des extractions intéressantes notamment sur les incohérences de dates.
Il existe certainement d’autres ressources sur internet au sujet d’Ancestrologie pour mieux le maitriser, notamment son forum.

Voilà donc ce tuto en 4 étapes terminé et j’espère qu’il vous a donné un aperçu suffisant des possibilités d’Ancestrologie.
Reste donc à se faire la main pour l’apprécier ou pas. 😉

Ancestrologie #1 : Premiers pas , l’installation

Ancestrologie #2 : Interface et Création des fiches individuelles

Ancestrologie #3 : Enrichir la fiche individuelle

Ancestrologie #3 : Enrichir la fiche individuelle

Le précédent article Ancestrologie #2 a présenté l’interface générale de navigation et nous avons commencé à créer les fiches individuelles de Fernande Gabrielle POIRIER et Louis Auguste CHESNEAU mes AGP maternels en y intégrant un média, celui de leur livret de famille.
Dans cet article, je propose de continuer à enrichir la fiche de Fernande en parcourant les onglet de la fiche Individu :
– définir le sosa,
– visualiser l’arbre de l’individu,
– les Notes et les Sources,
– gérer les domiciles,
– voir les actes et leur statut,
– voir le chemin de vie,
– une autre manière de Naviguer avec plus d’infos,
– un focus sur les évènements de la vie de l’individu
– et enfin ajouter une photo d’identité (ou toute autre image) à l’individu.

Définir le Sosa

Aller dans le menu Individus => Renumérotation SOSA …

Choisir l’individu qui sera le Sosa 1, on recherche dans la table alphabétique le patronyme puis le sosa que l’on veut voir apparaître en N°1. Ici on sélectionne Fernande et on valide en cliquant sur « Renuméroter« .

Ancestrologie indique qu’il va ajouter l’individu dans le menu « Favoris » notamment permettant de remonter très vite au Sosa N°1. Cliquer sur Ajouter.
Puis, il propose d’effectuer le calcul de consanguinité, cliquer sur Oui.

Chose intéressante, on remarque que les noms/prénoms de Fernande et de ses parents sont de couleur verte et non plus rose et bleu pour distinguer les genres. Cette couleur sera le fil d’ariane des sosas permettant une navigation plus fluide de génération en génération.
Apparaissent également, le numéro de sosa et le numéro de la génération de Fernande, ainsi que le pourcentage de consanguinité.

Visualiser l’arbre de l’individu

L’onglet « Arbre » est sympa à utiliser pour naviguer dans l’ascendance et la descendance. On peut zoomer sur l’arbre, choisir le nombre de générations à visualiser, etc. Ces possibilités figurent en haut à droite de la fenêtre (on ne les voient pas sur ma capture d’écran).
En double-cliquant sur un individu, on accède directement à sa fiche. Une autre manière de naviguer.
Petit clin d’oeil : on voit Marie ROINGEARD, l’aïeule (génération G7) de Fernande, qui a fait l’objet d’un article dernièrement sur les mariages multiples.

Ajout de médias pour se préparer à citer les sources

Comme nous sommes dans l’onglet « Identité », restons-y !
Dans l’évènement Naissance, on remarque un symbole type post-it à coté du C (acte à chercher); ce symbole signifie que l’on a mis une note dans l’évènement.
Double-cliquer sur l’évènement de naissance.
Dans le menu déroulant des actes, sélectionner « Acte Trouvé » qui va faire apparaitre le petit appareil photo en rouge juste à droite.
Puis « Ajouter une image à cet acte…« .
C’est le même topo que lorsque l’on a ajouté le livret de famille dans le précédent article.

Je vous fait grâce de la recherche dans les archives départementales de l’Indre et Loire, l’acte de naissance se trouve à la cote 6NUM8/261/321 page 173/322 .
Organisation personnelle :
J’ai sauvegardé le fichier téléchargé sur les archives dans mon répertoire favori sous un nom assez explicite permettant de repérer l’archive, la cote, la page, le type d’acte, l’individu et la date de l’évènement :
AD37_Tours_6NUM-261-321_173_NAISS_Poirier Fernande_25-07-1894.jpg
Je me suis créé au fil des ans une typologie des actes pour le nommage de mes fichiers :
– NAISS (acte civil de naissance) et BAP (acte relifgieux de baptême)
– MAR pour mariage
– DEC (acte civil de décès) et INH (acte d’inhumation)
– REC pour le recensement et MATR pour les registres matricules
– etc

Donc, revenons à nos moutons, enfin à cet acte de naissance de Fernande que nous allons ajouter à la bibliothèque multimédia qui vient de s’ouvrir.
On va charger l’acte en cliquant sur Fichier, mettre un petit texte dans le champ, puis cliquer d’abord sur Enregistrer puis sur Sélectionner (l’ordre est important).
On revient alors sur la fenêtre « Evènement Naissance » et on voit que le petit appareil photo n’est plus « rouge ».
Si il y a des témoins, on peut en profiter pour les ajouter.
Fermer ensuite la fenêtre pour revenir à l’interface générale de l’Individu.
Cliquer sur Enregistrer pour prendre en compte les opérations précédentes.

En ouvrant l’onglet « Médias« , on peut voir les 2 médias que l’on a attaché à la fiche de Fernande (le livret et l’acte de naissance).
J’ai fait le choix d’ajouter ces médias sous la forme de « Fichier », si on avait choisi « image », l’acte apparaitrait dans la zone à droite de la liste des actes (un exemple est donné plus bas).
On remarquera au passage l’apparition de petites bulles vertes accrochées aux onglets, cela signifie que des actes sont attachés ou que des notes ont été ajoutées.

On peut ajouter d’autres médias comme des photographies, un permis de conduire ou autres à l’aide des boutons « média + » ou « Média – » pour retirer le média sélectionné.

L’acte naissance nous apprend pas mal de choses :
– Fernande est née le 25/07/1894 à 11h du matin, la déclaration est faite le 26/07/1894
– François POIRIER est cordonnier, âgé de 41 ans donc né vers 1853
– Armantine Léontine HENRY est Couturière, elle a 27 ans donc née vers 1867
– ils se sont mariés à Tours (ça on le sait)
– ils habitent 6 rue des Prêtres à Tours
– 2 témoins sont présents, Prosper GUY et Olivier BARRAULT dont on connait les âges/professions et adresses respectifs.

Ajouter des Notes et des Sources

Ouvrir l’onglet « Infos« . la page affiche deux rubriques (ou zones) : Notes et Sources.

Dans le précédent article, j’ai dit une petite bêtise, en fait les Notes et les Sources peuvent être exportés dans le GEDCOM (et pas uniquement les sources). On verra cela plus tard.

Dans Notes, on va y mettre tout ce que l’on veut : des idées de recherches aux AD, le résultats de relevés pouvant avoir un lien avec l’individu, etc.

Dans Sources, comme son nom l’indique, j’y mets tout ce qui se rapporte à l’individu en y adjoignant les permaliens quand ils existent ou toute information qui permettra de remonter à la source de l’information collectée. J’indique aussi les témoins voire quelquefois un extrait de l’acte. Chacun y mettra de son expérience.

Ajouter un ou plusieurs domiciles

Ouvrir l’onglet « Domiciles« . Pour une première entrée, les zones sont grisées.
Pour entrer un nouveau domicile, cliquer sur le signe « + » (croix verte) en bas de la fenêtre et les champs deviennent accessibles. On fera de même pour chaque nouvelle adresse.

Entrer toutes les informations possibles : date, rue, code postal, ville, des notes associées à ce domicile. Puis « Enregistrer« .
Nota personnelle : Il manquerait éventuellement dans cette fenêtre l’ajout possible de médias où l’on mettrait un plan cadastral, une photo de la maison.

Chose très intéressante, on peut lier le domicile à d’autres personnes pour cette même date. Pour cela, cliquer sur « Qui habite là ? » l’icône en bas à droite de la fenêtre.

Une fenêtre s’ouvre pour indiquer qui habite déjà à cette adresse. Pour ajouter d’autre(s) individu(s) cliquer sur « Affecter à un autre individu« .

Déjà, on sait que François POIRIER et Armantine Léontine HENRY ses parents habitent à la même adresse.
Dans la fenêtre « Index des noms », choisir François POIRIER et cliquer sur « Sélectionner« .

Confirmer la copie de cette adresse (i.e dans la fiche de François POIRIER).

On voit que François POIRIER a été ajouté à cette adresse.

On affecte dans la foulée l’habitation à Armantine Léontine HENRY.

Fermer la fenêtre. On revient à la fiche « Individu », dans l’onglet « Domiciles ».

Pour supprimer l’adresse courante (surlignée en bleu), cliquer sur la croix Rouge.
Les autres icônes sur la droite ne m’ont pas convaincu de leur utilité ou ne fonctionnent pas très bien, mis à part l’impression, ce qui n’est pas gravissime.

Le résumé des Actes et la Ligne de Vie

L’onglet « Actes » permet de faire le bilan des actes dont on a créé l’évènement, on voit effectivement que l’acte de mariage reste à trouver. On ne voit pas non plus l’acte de décès dans cette liste ce qui est normal car nous n’avons pas créé cet évènement.

L’onglet « Sa vie » reprend toutes les informations entrées pour dresser le chemin de vie de l’individu.
Une manière aussi de voir les actes qui sont « trouvés » ou ceux encore « à chercher ».

Complément sur l’onglet Identité

L’acte de naissance de Fernande POIRIER nous donne des informations intéressantes comme la profession de ses deux parents François et Armantine. On y apprend aussi qu’ils se sont mariés à Tours ce qui sera évidemment une bonne piste de recherches.

Dans ce complément, je vous propose de découvrir les icônes de la partie « évènements de sa vie« . Et nous allons entrer la profession de son père et de sa mère, respectivement Cordonnier et Couturière.
Aller sur la fiche de son père et cliquer sur le « P« . On pourra créer autant d’évènement de profession que l’on veut. A savoir qu’il n’y a pas de base des métiers et que l’on va enrichir nous-mêmes cette dernière au fil de nos découvertes.

La fenêtre « Evènement » qui s’ouvre ressemble à 100% aux autres fenêtres du même type, on remplit tous les champs que l’on peut, Fermer la fenêtre et Enregistrer.

Dans cette fenêtre « évènement », à côté de l’onglet « Notes évènements », il y a deux autres onglets : « Aperçu source » et « Détails & médias de la source ».
L’onglet qui est grisé ci-dessus devient actif dès que l’on entre dans l’onglet « Aperçu Source ».
J’avoue ne pas exploiter ces onglets et ne peux pas vous en dire en plus à part vous montrer ci-dessous ce qu’ils contiennent. Je pense que cela ressemble un petit peu aux dictionnaires et registres que l’on trouve sur Hérédis (voir le blog de @chroniques92 sur les sources). Faudra que je creuse cette chose.

Je ne vais pas décrire l’icône « D » pour Décès car il est similaire à celui de la naissance.

En cliquant sur le signe « + » des « évènements de sa vie », on va avoir accès à un certain nombre d’évènements pour compléter le chemin de vie.

Quand on ne trouve pas son bonheur, on utilise l’évènement Divers qui cache quelques surprises.
En effet, une fois l’évènement « Divers » ouvert, on peut le customiser à façon en remplaçant le mot « Divers » par « Varicelle » par exemple ou encore utiliser le menu déroulant qui propose une liste d’évènements pré-enregistrés.

En cliquant sur le bouton « Cartes« , on a accès aux points de repères de François POIRIER, on peut s’amuser un peu …
En double-cliquant sur la région qui nous intéresse, le portail « geonames » s’ouvre. Personnellement, je ne l’utilise pas et j’avoue que ça ne marche pas très bien ce module.

Je me suis permis d’entrer les deux frères de Fernande Poirier afin de montrer ce que cache l’icône « Fratrie« . On a accès à la fratrie de l’individu, en cliquant sur Sélectionner, on bascule sur sa fiche. Cette possibilité est utile pour naviguer dans une fratrie plutôt que de sélectionner la fratrie dans la fenêtre principale … cela revient presque au même.

Le bouton NAVIGUER

Ce bouton est vraiment très intéressant, il permet une navigation encore différente des précédentes options proposées. Pour bien apprécier cette fonction je suis allé cherché dans ma généalogie l’arbre un peu plus complet en prenant comme individu actif Armantine POIRIER (ma sosa 31, G5) la mère de Fernande.
On y voit donc son époux, François POIRIER, juste en dessous à gauche, et leurs trois enfants, en dessous à gauche.
Sur l’encart de François POIRIER, un petit carré portant le chiffre 3 indique le nombre d’enfants.
Les petits ronds verts indiquent les sosas et effectivement Fernande POIRIER en fait partie. Cette dernière a eu au moins 1 enfant, ma GM maternelle.
Dans l’encart relatif à Armantine :
– un bouton « Les actes » permet d’ouvrir la même fenêtre que le menu « Actes » de sa fiche.
– un bouton « W » permet d’ouvrir dans votre navigateur préféré la fenêtre Wikipédia de l’année de naissance de l’individu.
Nota : on reviendra un jour dans un article que je garde au chaud dans ma tête sur cette famille HENRY/ENRIT où j’ai découvert des histoires forts intéressantes… mais c’est une autre histoire 🙂

A droite de l’encart d’Armantine, on y trouve un résumé du nombre de collatéraux figurant dans mon arbre (oncles, frères, cousins, neveux, petits-enfants, conjoints et enfants). Par exemple, en cliquant sur « frères/Soeurs » on fait apparaître la liste de ces derniers et l’on peut sélectionner l’un deux pour continuer à naviguer.

Ajouter une photo d’identité

Pour ajouter une photo d’identité ou une signature, il va falloir ajouter un média cette fois-ci « image » et non « fichier » via l’onglet « Médias » de la fiche de l’individu.
Dans l’onglet « Médias« , cliquer sur « Média+« .
Dans la fenêtre « Bibliothèque multimédias…« , cliquer sur le bouton « + Image« .
Aller chercher l’image pour la charger dans la Bibliothèque, mettre le petit commentaire qui va bien, Enregistrer puis Sélectionner.
Ne pas oublier aussi ensuite de cliquer sur Enregistrer en bas de la fenêtre d’Ancestrologie.
On arrive au résultat suivant, où l’on voit l’image chargée.

Faire un clic droit sur le média nouvellement enregistré.
Puis cliquer sur « Définir comme photo d’identité« .
Enregistrer à nouveau pour valider cette sélection.

Revenir sur l’onglet « Identité » pour y voir le résultat final. Je viens juste d’attribuer la photo de Mata Hari à mon AGM maternelle 😉

Eh bien voilà ce tuto Ancestrologie #3 qui prend fin, j’ai essayé d’avoir un fil conducteur logique, c’est pas toujours évident de prendre du recul. Avec un peu d’habitude, tout devient fluide et vraiment rapide pour saisir des informations.

Je vous laisse digérer ce long article, qui donne déjà un bon aperçu de cette application freeware, avant de passer aux fonctions d’import/export de GEDCOM qui termineront ce cycle de 4 tutoriels sur Ancestrologie.

Enjoy !

Ancestrologie #1 : premiers pas , l’installation

Ancestrologie #2 : Interface et Création des fiches individuelles

Ancestrologie #2 : Interface et Création des fiches individuelles

Le précédent tutoriel Ancestrologie #1 a présenté l’installation du logiciel en local.
Ici, nous allons voir comment se présente l’interface et commencer à créer la première radicule d’un arbre.
(je m’excuse par avance si certaines images sont un peu floues, c’est lié au format jpg que j’ai choisi car moins lourd que le format png).

L’INTERFACE

En haut, la barre de menu horizontale se compose des rubriques suivantes :

  • Généalogies : accès au(x) dossier(s) de la base (ici dossier = TEST-ANCESTRO), aux infos du dossier courant, à la sauvegarde la base de données et au menu Quitter
  • Individus : tous les visuels et opérations associés à un individu (création d’une fiche, recherche, arbres, anniversaires, numérotation Sosa, module de création de liens familiaux)
  • Favoris : ajout de favoris permettant de revenir plus vite sur une fiche
  • Import / Export : gestion des GEDCOMs, import de dossier d’une autre base, les Tags utilisés par ancestrologie, blasons des lieux
  • Listes : opérations disponibles pour effectuer un certain nombre de recherches
  • Impressions : arbres, roues et documents à partir de la fiche sélectionnée (ascendance complète / agnatique / cognatique, descendance, listes éclairs, liste des frères / soeurs / oncles / tantes / cousins, statistiques diverses, résumé de la fiche individuelle et familiale
  • Plugins : accès aux plugins installés comme BOA (Boite à Outils pour Ancestrologie), la création Web, les cartes de Cassini ou des arbres proposés à l’impression
  • Lieux : index des lieux (pour ajout dans les fiches, menu accessible par ailleurs) et opérations sur les lieux
  • Outils : calendrier, calculs sur les dates , incohérences, consanguinité, statistiques, requêtes SQL, bloc-notes, suppression d’une branche, bibliothèque multimédia, etc
  • Configuration : préférences générales, ajustement du visuel de l’interface, langues (breton, anglais, espagnol, français), optimisation de la base de données, liste des religions, des mots clefs employés, etc
  • Accès à l’aide en ligne, les infos système, le forum, la clef d’activation, l’historique des versions, les mises à jour et le « A propos de … »

La Barre Latérale Gauche présente les rubriques probablement les plus utilisées de la Barre de Menu Horizontale, à considérer comme des raccourcis lors de la création de fiche permettant une navigation plus rapide.

La Barre de Navigation de la Fiche Individuelle permet de renseigner toutes les informations relatives à l’individu : son identité, ses unions, son arbre descendant et ascendant, les médias qui lui sont attachés, ses infos (où l’on mettra les sources notamment), ses domiciles, une revue des actes et enfin un résumé de sa vie.
Tout à droite se situe le bouton Naviguer qui permettra une navigation un peu « à la Filae » (on verra plus tard quand l’arbre sera un peu plus étoffé).

Enfin en bas de l’interface on va trouver 4 icônes permettant d’afficher la fenêtres des statistiques, la possibilité de cacher ou non le panneau latéral, de cacher ou non le panneau du haut, de cacher tous les panneaux (le menu Configuration permet de les restaurer).
On y trouve de suite à droite 4 autres informations : le nombre total d’individus, le nombre d’hommes et de femmes et le nombre d’unions contenus dans le dossier (arbre courant).
Puis l’emplacement de la base de donnée : ancestrologie.bdd

CREATION DE LA PREMIERE FICHE : onglet IDENTITE

Passons à présent à quelque chose de plus intéressant et enivrant, la création de la première fiche.
On a vu que notre interface était bien vierge et on nous propose 3 possibilités :
– Créer une fiche (c’est ce que l’on va faire)
– Importer un GEDCOM, c’est un peu ce que l’on fait quand on importe notre GEDCOM sur Geneanet ou autres
– Importer un dossier d’une autre base d’Ancestrologie

Cliquons sur Créer une Fiche ! L’interface centrale a été remplacée pas mal de champs qu’il va falloir remplir.

Je propose ici de partir de mon AGM maternelle Fernande Gabrielle POIRIER dont j’ai pu avoir un duplicata du livret de famille grâce à une cousine de ma mère il y a quelques années (chose très rare dans ma famille que de garder ce genre de documents !). Pour des soucis de confidentialité, on ne lui attribuera pas d’enfants (ma GM entre autres) mais des parents, un conjoint et éventuellement des frères et soeurs, ce qui reviendra au même pour ce tuto.

Ce que m’apprends le Livret de Famille :
– mariage le 28/03/1931 à Vouvray (37)
– naissance : 25/07/1894 à Tours (37)
– Fille de François POIRIER (décédé) et de Armantine, Léontine HENRI (décédée)
– épouse de Louis, Auguste CHESNEAU (° 13/11/1898 à Langeais -37-)
– ce dernier fils de François CHESNEAU (décédé) et Augustine HILARION
– Auguste CHESNEAU est dit aussi veuf de Clémence Léontine BOULAY

On remplit tout ce que l’on peut dans la partie supérieure de la fiche : Sexe, Nom, Prénoms. J’ai pris pour habitude de séparer les prénoms par un espace, c’est un choix.
Cliquez sur le bouton Enregistrer pour poursuivre la saisie.

Cliquer sur l’icone N (pour Naissance) dans la partie « Evènements de sa vie ». Une fenêtre s’ouvre.

Pour remplir la date :
– soit on tape dans le champ « Date » : 25/07/1894
– soit on clique sur l’icône à droite du champ pour ouvrir une nouvelle fenêtre « Calendrier universel.. » pour avoir accès aux options des différents calendriers proposés. On sélectionne le type de date que l’on possède, entrer la « Date à convertir » Cliquer sur « Calculer » puis sur « Sélectionner » pour retourner à la fenêtre principale de l’évènement « Naissance ».

Pour le code postal et la ville, on va faire comme si on ne connaissait que la ville de naissance (Tours) sans en connaître le département.
On va cliquer sur la loupe située en dessous de ces 2 champs. Une fenêtre s’ouvre, on tape Tours dans le champ Ville et Ancestrologie propose tous les « Tours » qu’il possède déjà en base dans son index des lieux. A ce stade, je ne sais pas dire si c’est Tours avec un code postale en 37000, 37100 ou 37200. Je choisis par défaut 37000 et je clique sur « Sélectionner« .

Si on avait tapé 37 et mis la souris dans le champ Ville, un menu déroulant serait apparu en proposant toutes les communes d’Indre-et-Loire (attention pas les hameaux ou lieux-dits). On choisit Tours et on fait Entrée.

Un certain nombre de champs se sont remplis automatiquement (code INSEE, département, etc).
Astuce : Si Fernande était née dans le quartier de Grammont à Tours, j’aurais entré ce nom dans le champ Subdivsion (idem pour un lieu-dit, le nom d’une paroisse, un hameau). Cela permet lors d’un export GEDCOM d’ajouter cette subdivision à l’information de la commune de naissance.
Comme je n’ai pas encore l’acte de naissance sous la main, dans le menu déroulant, je sélectionne « Acte à chercher » (il faut s’y reprendre quelquefois à 2-3 fois pour cette sélection pour que ce soit bien pris en compte).

Dans les « Notes Evènements », c’est du texte libre, j’ai mis : Date et lieu de naissance trouvé dans son livret de famille. Ces Notes ne sont pas reprises dans le GEDCOM lors d’une exportation.
Il y a en dessous un encart « Les témoins », là je n’en ai pas mais on aurait pu avoir un acte de baptême et ajouter avec le signe « + » un témoin existant déjà dans l’arbre ou créer un nouvel individu.
Une fois rempli, cliquer sur « Fermer » pour revenir à la Fiche Individu.

De retour sur la fiche de Fernande POIRIER, on voit que la naissance a été prise en compte avec un « C » qui indique que l’acte est « à chercher » (T pour Trouvé, I pour Ignoré, D pour demandé et A pour Absent). C’est visuel et c’est bien !
Cliquer sur Enregistrer.

Création partielle des fiches du Père et de la Mère

Maintenant, on va créer la fiche du père en cliquant sur l’icône « Son père« (ce sera pareil pour la mère pour ne pas surcharger cet article).
Une fenêtre s’ouvre. Si François POIRIER, le père de Fernande, avait déjà été créé, il serait dans la liste de la zone de droite. On a rien et c’est logique ! Donc, on va cliquer sur l’icône « Création » en bas à gauche.

Une nouvelle fenêtre contextuelle s’ouvre et l’on met tout ce que l’on sait à son propos et on ne sait pas grand chose à ce stade.
On remarquera la syntaxe utilisée pour le décès « avant le 28/03/1931 ». Cette syntaxe est accessible dans Configuration => Mots clés utilisés dans les dates … (je vous laisse y jeter un oeil, un seul).
Cliquer sur Enregistrer pour revenir à la fiche de Fernande.

La fiche individuelle de Fernande commence à se remplir gentiment avec ses parents. Reste à lui adjoindre son époux.

Création du conjoint et de l’union

Pour créer le conjoint, 2 solutions possibles :
– Cliquer sur le « + » à droite de « Pas de conjoint », et de la même façon que le père et la mère, créer l’individu (c’est ce que l’on va faire)
– Aller directement dans l’onglet « Union » ce qui revient au même par expérience.

En créant la fiche de Louis Auguste CHESNEAU, la saisie de la ville de Langeais est impossible, il faut passer par la petite loupe à droite du champ « Ville » pour récupérer la Ville. Une fois qu’une ville a été sélectionnée, il n’y aura plus besoin de repasser par l’index des lieux puisque la ville aura été enregistrée dans votre propre base.
Quand on a saisi tous les champs possible, on clique sur Enregistrer pour valider la « saisie rapide d’un nouveau conjoint ».

Automatiquement, Ancestrologie ouvre l’onglet « Union » de la fiche individuelle de Fernande POIRIER (la mariée).
Cliquer sur Enregistrer pour prendre en compte les derniers ajouts.
Cliquer sur le « + » à droite de « Evènements associés à l’union ».

Une fenêtre s’ouvre et propose une liste d’évènements.
Cliquer sur « Mariage » puis sur le bouton « Sélectionner« 

On revient alors sur l’onglet « Union » et l’on remplit studieusement tous les champs que l’on peut. Ne pas oublier … Enregistrer

N’ayant que le Livret de Famille, l’acte de mariage reste à chercher.

On voit aussi que dans les évènements proposés pour l’union, le livret ne figure pas.
Si on veut associer le livret à cette union, l’astuce consiste à ajouter (avec le « +« ) un évènement de type « Divers« , remplir tous les champs et taper dans le champ « Description » : Livret de Famille.

Ajout d’un média (image, pdf, etc) à un évènement

Ceci est valable pour tous les médias que l’on voudra « accrocher » à un événement ou les fameux actes « à chercher ».
Pour cela, cliquer sur la petite flèche noire à droite de « Voir l’acte » (image précédente) et « Ajouter une image à cet acte…« 

La fenêtre « Bibliothèque Multimédia : … » s’ouvre. Le Livret de famille étant un pdf, cliquer sur Fichier dans le menu de gauche.

Aller chercher le fichier à joindre, cliquer sur « Ouvrir« 

Point d’attention et de rigueur :
Quand on commence à vouloir collectionner des milliards de médias, qui est la maladie du généalogiste même, il faut organiser son disque afin de pré-classer tous les fichiers.
Je n’ouvre pas le débat et je sais que ma méthode n’est pas la meilleure.
Dans « Mes documents\Ancestrologie » j’ai créé un répertoire du même nom que mon dossier « TEST-ANCESTRO ».
Sous TEST-ANCESTRO, je créé autant de répertoire que j’aurais de branches patronymiques choisies à la génération G5 ou G6 par exemple. Je mettrais ainsi avec des noms intelligents (plus ou moins) tous les actes se rapportant au générations ascendantes de G5 ou G6.

Le document se trouve dans la bibliothèque multimédia. Dans la partie bleutée, j’ai ajouté un commentaire suffisamment explicite pour savoir de quoi retourne ce fichier. C’est mieux que de regarder l’URL qui se trouve juste au dessus et ça servira aussi en terme de lisibilité dans l’onglet « Média » de la fiche Individu.

Généralement, on clique sur Enregistrer puis sur Sélectionner et le média est pris en compte.
Là c’est bizarre, c’est pas le cas et je me demande si c’est pas parce que c’est le premier média de la bibliothèque … on va voir !
Donc, on Enregistre et on Ferme. On revient automatiqement sur l’onglet « Union » et l’évènement « Divers » est bien toujours l’évènement sélectionné.
On re-clique sur « Voir l’acte » et « Ajouter une image à cet acte« .
Bien s’assurer que la ligne du Livret de Famille est active (pour cela le champ commentaire est bleu) et cette fois cliquer sur le bouton « Sélectionner » qui est apparu avec une coche Verte.

De retour sur l’onglet « Union », à droite de « Acte Trouvé », l’icône s’est transformé en « Appareil Photo » indiquant ainsi qu’un fichier ou une image est disponible.

Le simple fait de cliquer sur l’appareil photo, permet d’ouvrir le fichier ou le média dans son application favorite (acrobat, picture, paint, etc).

Ne pas oublier d’Enregistrer la fiche. Au pire, Ancestrologie émettra une petite alerte via une boite de dialogue.

Voilà, l’article est déjà pas mal long, j’espère qu’il vous aura un peu accroché si vous voulez rester sur une appli simple, gratuite et je trouve, assez conviviale.

La suite au prochain article Ancestrologie #3 : Enrichir la fiche individuelle.

Ancestrologie #1 : premiers pas, l’installation

Introduction
Ancestrologie est un freeware créé par Philippe Cazaux-Moutou en 1995 et destiné aux généalogistes amateurs. L’utilisant depuis 2015, j’en suis aujourd’hui satisfait et je n’ai observé aucun plantage irréversible avec mes quelques 8764 individus dans la base de données.
Il est vrai que depuis quelques temps, il n’y a pas eu d’évolutions de ce logiciel maintenu bénévolement mais déjà on peut faire beaucoup de choses !

Dans cet article, je vous propose presque « en live » de faire ensemble une installation d’Ancestrologie sur un « vieux » PC tournant sous W10 tout de même et qui vient d’être formaté.

Installation

Rien de plus simple. Aller sur le site et sur la page d’accueil cliquer directement sur l’image proposant le téléchargement.

L’exécutable s’enregistre dans votre répertoire de téléchargement, le lancer et suivre pas à pas ce qu’il propose. Trois Plugins sont proposés, personnellement, je ne prends que AncestrArbres. Creation Web pourrait intéresser certains et Cassini Vision n’a plus l’air de s’installer (autant l’éviter).

Le programme va s’installer par défaut sous C:\Program Files (x86)\Ancestrologie\ et va proposer aussi par défaut un répertoire de travail sous ..\Mes Documents\Ancestrologie\
Généralement, on dit OUI à toutes les boîtes de dialogue et l’installation est terminée. On laisse la case activée pour lancer direct le freeware.

Dans la fenêtre qui s’ouvre, Une base est proposée et contient de mémoire la généalogie de Napoléon.
Nouveau permet de créer une base de données (on peut en créer plusieurs sans problème)
Modifier les détails permet de mettre un commentaire à la base.
Copier Vers permet de dupliquer la base sélectionnée vers une nouvelle base.
Supprimer … ben supprime la base sélectionnée
Vider la Base permet de … vider de ses individus la base sélectionnée, j’ai testé par inadvertance et c’est pas marrant 🙂

Je propose de sélectionner la base « Mon premier dossier« , de cliquer sur SUPPRIMER puis sur NOUVEAU pour créer la base TEST-ANCESTRO.
Dans la fenêtre qui s’ouvre, renseigner les différents champs et OK.
La base a été créée, cliquer sur Sélectionner.

Cliquer sur Non pour l’optimisation de la base de données, on verra cela plus tard car c’est important pour la fluidité de la base.

Ancestrologie propose à ce moment-là de s’enregistrer gratuitement afin d’obtenir une clé d’activation de licence illimitée. Cliquer sur « Formulaire direct ... ».

Remplir les champs obligatoires (1er onglet), les 2 autres onglets sont facultatifs. Puis « Enregistrer mon logiciel et l’activer » et Ok dans la boite de dialogue qui suit.

Fermer ensuite les boites de dialogues restées ouvertes, c’est à dire celle concernant la licence puis celle proposant l’enregistrement (il faut attendre 15 secondes pour accéder au bouton « Fermer »).

Quitter Ancestrologie en cliquant sur l’icône en forme de porte, afin de prendre en compte l’activation de la clé.

Relancer Ancestrologie (Menu Démarrer => Ancestrologie => Ancestrologie, ou sur le Bureau si vous aviez coché l’option au moment de l’installation).
On trouve bien la base TEST-ANCESTRO créée précédemment, cliquer sur Sélectionner.
De nouveau, on a le message pour Optimiser la base de données, cliquer sur Non (on verra plus tard).
Je ne sais pas dire si c’est lié à W10 et Edge mais un onglet rempli de code s’ouvre dans EDGE quand on ferme certaines fenêtres contextuelles. Ce n’est pas bien grave, fermer l’onglet.

Comme conseillé sur le site, il convient dès à présent de faire les deux réinitialisations contenues dans le menu Configuration :
– Réinitialiser la barre des menus,
– Réinitialiser la disposition des fenêtres
.
Sur le site, il est indiqué que ce dernier point passe par l’arrêt d’Ancestrologie; dans mon cas Ancestrologie ne s’est pas fermé tout seul.

Du coup, j’ai quitté Ancestrologie et avant de le relancer je suis allé voir sous C:\Program Files (x86)\Ancestrologie\ si le fichier Licence « AncestroKey.lic » a bien été créé … bon, je ne l’ai pas trouvé et aucun mail ne m’est parvenu non plus … Hey ! c’est un freeware ! … je me rappelle avoir un petit peu tourné en rond il y a 5-6 ans mais ne perdons pas espoir !

En cliquant sur le point d’interrogation en haut à droite de la fenêtre d’Ancestrologie, on peut vérifier si le logiciel est bien à jour.

On nous propose effectivement une mise à jour de la version 2015-1996.1 à la 2015.1996.3.2 (version que j’ai actuellement). Cliquer sur Mettre à jour, on nous demande d’autoriser la modification du fichier migration_base.exe, cliquer sur OUI et dérouler à nouveau l’installation. Il propose les 2 plugins que je n’ai pas choisi d’installer précédemment.
Je vous fais grâce des impression d’écran pour éviter de surcharger l’article.

Une fois la mise à jour effectuée, on relance Ancestrologie qui re-propose l’optimisation de la base de donnée et qui ré-ouvre encore un onglet de codes sous Edge (on va lui tordre le cou bientôt !).
Mais surtout, surtout, surtout, le fichier licence est apparu dans le répertoire.

En allant sur le point d’interrogation et dans le menu « Obtenir la clef d’activation …« , la fenêtre qui apparait indique une référence et un e-mail valides. On va pouvoir avancer un peu maintenant !

Allez, on tord le cou à l’optimisation de la base de données ! Pour cela, menu Configuration => Optimisation de la base de données…
Puis cliquer sur Optimiser et laisser faire.

Au passage, on peut aller voir où se situe la base de données par curiosité : Configuration => Emplacement de la base de données …
L’emplacement pour cet article (et dans mon monde actuel) est sur le HDD. On voit que l’on pourrait aussi travailler sur réseau en indiquant une adresse IP, je n’ai pas encore testé cette solution qui pourrait être intéressante pour un accès à distance si la base est sur un serveur NAS par exemple.

A la fin du processus d’optimisation, une boite de dialogue apparait pour dire que tout s’est bien passé. Cliquer sur OK.
Plus la base deviendra cossue, plus l’optimisation sera longue. Il serait logique dès le début de prévoir plusieurs bases de données pour différentes branches ou différentes généalogies.
Comme pour les sauvegardes et les exports GEDCOM, optimiser régulièrement la base est gage d’un bon fonctionnement du logiciel 🙂

Après fermeture et ouverture d’Ancestrologie, cette fichue fenêtre Edge s’ouvre à nouveau !!!!

J’ai cherché une bonne heure dans les forums (et dans ma tête !) et comme je dis « à tout problème au moins une solution ».

Lancer Ancestrologie,
– dans le menu vertical à gauche dans la Rubriques « Divers » cliquer sur « Préférences« 
ou
– Menu Configuration => Préférences générales …
Dans l’onglet « Divers », rubrique « Démarrage / Arrêt », il faut décocher « Voir les nouveautés du forum sur internet au démarrage ».
En profiter pour décocher aussi « Ouvre la fenêtre Histoire au démarrage ».

Dans cet onglet « Divers« , on peut aussi régler les paramètres d’affichage du code INSEE, le niveau de calcul de consanguinité, le format de dates qui apparaitront dans la fiche Individu et les nombres de générations pour l’affichage / l’impresion des arbres et des roues.

Vu que l’on est dans les préférences générales, voyons ce que cachent les autres onglets avant d’attaquer le vif du sujet.
L’onglet « Options de saisie » permet de paramétrer comment apparaitront les patronymes et les prénoms.

L’onglet « Dossiers » indique où sont stockés/sauvegardés chaque type de documents. Les plus importants étant les répertoires pour le GEDCOM et la sauvegarde comme on le verra plus tard.

L’onglet « Visuels » permet de régler les tailles de fenêtres, les couleurs de textes (rose pour les filles et bleu pour les garçons, hein ?), la résolution de l’écran, etc
Chacun y apportera sa petite patte.

L’onglet « Contrôles de cohérence » car pour chaque entrée de date Ancestrologie va effectuer cette cohérence et indiquer une anomalie. Perso, j’ai augmenté pour les hommes l’âge max pour avoir un enfant (85 ans), l’espérance de vie (102 ans) et le nombre de jours entre 2 naissances (290 j).

L’onglet « Performances » permet comme c’est indiqué d’optimiser l’exécution d’Ancestrologie. Je propose les réglages suivants tant que l’on reste sur son PC et que l’est pas en mode « réseau ».

Tout en bas de cette fenêtre « Préférences générales », il y a 2 boutons :
Vitesse maximum, décoche toutes les options de l’onglet « Performances »
Ouvrir INI, ouvre le fichier texte contenant tous les réglages d’Ancestrologie

Eh bien voilà, le premier pas est franchi ! La bête est installée, la base optimisée, le bugg d’ouverture d’Edge est circonscrit, les préférences générales à peu près réglées, reste à passer à l’étape Ancestrologie #2.